NAO À NAOSHIMA

Avril 2017 : Nous y sommes ! le rêve s’accomplit enfin et après Osaka, Okainyama, l’arrivée en bateau nous fait découvrir ces paysages inouis de la mer interieure, dignes des plus belles estampes japonaises.

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Pour mémoire Naoshima «  île de la Beauté «  est située dans la mer intérieure de Seto et doit son nom à l’empereur Sutokujoko, frappé par sa simplicité rustique et son « agréable nature », et fait moins de 8 km2

A l’arrivée c’est Kusama – actuellement à l’honneur avec une belle expo à Tokyo au National Art center – ou plutôt sa sculpture « Pumpkins «  qui nous accueille.

Aucun doute il s’agit bien d’une ile à part !. En se baladant, on va d’ailleurs retrouver une autre pumpkin amarrée à l’autre port de Naoshima.

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Et bien sûr – nous sommes au Japon – Kusama est présente par moultes détails « design «  traduisant son esprit à part, des minibus aux nombreux objets présents dans les boutiques…

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Mais l’autre star incontestée de l’île s’affiche avec force et style, il s’agit bien sûr de Tadao Ando. Il fût choisi par Soichiro Fukutake ce milliardaire précurseur dans les années 90 à l’origine de ce projet fou d’une ile dédiée à l’art et surtout d’un hôtel ou nous pourrions vivre au milieu d’ oeuvres .

L’arrivée à l’ Hôtel Benesse est un premier choc esthétique un ponton très simple d’où surgissent les arbres avec la mer en fond. Simple et efficace comme toutes ces constructions où le béton prend ses lettres de noblesse, parsemant des éléments structurant les paysages et les sculptures disséminées dans la beauté de la nature. Des personnages de Niki de Saint phalle à un enclos double selfie – au design impeccable – en passant par les pièces monumentales destinées à accueillir les artistes cultes.

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Autre apparition choc : le musée construit pour Lee Ufan, sculpteur coréen, ou plutôt enfoui et invisible de la terre. L’architecture de Tadao Ando et l’aspect méditatif de Lee Fan se répondent à l’infini, dans un temple de zénitude…

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Et la lumière ! partout elle apparaît par touches, mystérieuse et troublante, renforçant la magie du lieu…

On ne sait pas vraiment à quel moment on perd de vue Naoshima qui disparaît tout doucement, un peu comme s’il s’agissait d’un rêve éveillé…

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Grand moment donc pour NAO qui décrypte les secrets de la Beauté asiatique pour vous ! NAOSHIMA en est un condensé : subtilités, symboles, perfection, belles matières, esprit, tout y est !!

RETROUVEZ LA CONFERENCE DE NAO DESIGN AU SALON ALL 4 PACK

La K Beauty et ses packs, raisons du succès

Après une balade visuelle proposée par Caroline Moulin, fondatrice de NAO DESIGN TRENDS, qui a réalisé un reportage sur les packagings beauté (K)oréens au Printemps 2016. C’est Sylvie de France, créatrice  reconnue de packagings pour la parfumerie et les cosmétiques et deux designers du groupe LG care venues de Corée qui ont pris la parole. Elles nous ont montré leurs démarches de création packagings pour leurs belles marques que sont OHUI et The History of Whoo. Une conférence qui accueillait aussi  la blogueuse Jehanne Pierson, fondatrice des Mousquetettes, et ses dernières trouvailles de K Beauty.

L’occasion de découvrir ces marques venues de Séoul,  de mieux comprendre les attraits de leurs packs !
L’occasion  de découvrir comment une designer française a créé des packagings uniques pour la marque Etude House (groupe Amore Pacific)  ou de mieux comprendre les attraits des packagings de cette K beauty selon les consommatrices.

En suivant le lien vous pourrez télécharger la vidéo de la conférence

 

Packaging : Une industrie qui continue de s’emballer en beauté !

Dans un contexte économique mondial chahuté, la Beauté continue d’afficher une croissance équivalente à celle de 2014, soit environ 4 % . Fait important : le luxe reste plus dynamique que le mass market. Et le maquillage se porte bien partout en 2015, surtout sur le net où il est la première famille. Connaissez vous « l’effet lipstick ? » Ce serait le rouge à lèvres qui résisterait le mieux à la crise économique et à la morosité ambiante..

Les performances restent partagées selon les zones géographiques, et reflètent la force constante du marché des US, les montées en puissance de l’Asie ( Chine, Japon et Corée ) et le rôle toujours moteur de l’Europe et de la France en particulier.

QUOI DE PLUS LÉGITIME DONC DE RETROUVER À PARIS ALL4PACK , DANS UN PAYS OÙ TRADITION ET INNOVATION ONT TOUJOURS SERVI AVEC MAESTRO UNE INDUSTRIE DE POINTE ?

Avide de nouveautés, la Beauté reste souvent pilote pour l’ensemble de la chaine industrielle dans un métier à forte valeur ajoutée.
S’il y a un domaine où l’emballage sous toutes ses formes et dans tous ses détails est important, c’est bien celui-là. Il joue un double rôle à la fois image – porteur des valeurs de la marque, esthétisme – et usage – praticité, ergonomie , geste.

A l’image de ce marché, l’industrie de l’emballage associée – ou plutôt toutes les industries – se doit d’être ultra réactive, créative et dynamique .

Ultra réactive car le rythme de lancements reste dense, même si les marques leaders continuent de recentrer leur offre en renforçant leurs piliers avec des réeditions, ou extensions, ce qui constitue aussi des défis en terme d’emballage.
Répondant aux collections capsule des créateurs de mode, les collections limitées ou séries d’exception continuent de se développer, pour les parfums mais aussi le maquillage dénommé le « fast make-up », avec des packs aux décors toujours plus techniques en terme de gravure, d’impression, de finesse d’exécution, et cela pour toutes les matières, des contenants verre, plastique aux étuis carton « brodés «, en passant par tous les détails. Ce qui représente souvent de véritables prouesses pour les marques !
Créative car le mélange des genres et styles lui fait constamment rechercher de nouvelles solutions pour les consommateurs et consommatrices du monde entier. Effet de la globalisation oblige : les influences multiculturelles n’ont jamais été aussi nombreuses et les rituels se métissent tout naturellement.
Par exemple, les frontières entre le soin et le maquillage deviennent plus ténues : l’arrivée des « primers « aux Etats Unis , l’avènement des BB et CC creams venus d’Asie, des textures de plus en plus liquides pour accueillir des formules faciles à utiliser et performantes en terme de soin et protection. Dans le soin les « multifonctions » élargissent le champ des possibilités et des packagings. Une nouvelle génération de « packs outils » apparaît : sophistication des pompes ou systèmes doseurs, embouts et spatules, détails et accessoires décorés. Les mascaras et les fonds de teint se font sérum, les shampoings se pulvérisent à sec et les sourcils se coiffent et se maquillent .
Naissent ainsi des nouveaux segments de marché, directement influencés par les systèmes packs : du « Cushion « qui venu du boitier teint se propage aux yeux et lèvres, avec un geste d’application douceur. Les masques deviennent une catégorie à part entière, se développant dans toutes les matières du tissu à la silicone, et à destination du visage et du corps.

En perpétuelle dynamique, car le marché de la Beauté voit aussi s’exprimer les grandes tendances de fond de consommation.
Ainsi, l’essor de la Beauté dite « naturelle » faite de Bio, d’organic, de botanique, ou de végétal selon les appellations pousse l’industrie de l’emballage à aller toujours plus loin : composition des plastiques, légèrete du verre, sans oublier les fameux 3R – « refill, recycle et reuse » – chers aux Japonais et pionniers du genre.

Le discours s’affirme plus globalement éco responsable pour les grands groupes de Beauté qui se mobilisent pour concevoir leurs nouveaux produits sur des bases « d’éco-conception », de l’Oréal à Shiseido avec sa charte Earth Care Project, en passant par Natura et sa charte éthique, P&G et son rapport de développement durable ou des marques engagées comme Lush ou Aveda.

Les distributeurs participent au mouvement et contribuent au recyclage ( remise pour achat d’un flacon de parfum quand l’on rapporte l’ancien )
Et enfin la Beauté reste dans le domaine de l’intime et la notion de singularité demeure importante. Le concept de personnalisation est voué à un bel avenir : vous pouvez désormais vous faire graver à vos initiales votre flacon de parfum ou votre rouge à lèvres, dans votre boutique préférée à Londres, Paris ou Tokyo. Ce n’est que le début !

N’oublions pas qu’en 2016 la moitié de la population mondiale est urbaine : les petites tailles voyagent et s’exposent, avec un nouveau merchandising adapté en Asie et dans ses mégalopoles. Là aussi, il s’agit d’un domaine d’innovations dans les gestes pour reproduire celui du produit grandeur nature: système pulvérisation parfum, application vernis ou rouge à lèvres ou distribution produit . L’échantillon a la part belle, surtout qu’il va prendre une nouvelle importance par le conseil et les tutorats sur internet. Même pour les parfums, car le défi est de sortir le flacon de la salle de bains et de faire découvrir ce geste de parfumage au continent asiatique encore peu initié en la matière.

Et la  » e Beauty  » ? nous sommes à l’ère de « l’e emballage » , aussi bien l’emballage conçu pour être vendu en ligne, que les devices, nouveaux accessoires de beauté directement connectés, qui apparaissent tout naturellement dans une offre destinée en priorité aux millenials. Le digital transforme la relation entre les consommatrices et leurs marques, sûrement demain aussi avec leurs emballage. Déjà outils de communication avec les Qr et moyens de paiement avec les NFC ils endossent un nouveau rôle fonctionnel…

Sans oublier le transport, la livraison, le regroupement, la palettisation qui représentent un nouveau défi. Ces aspects prennent une nouvelle dimension, lorsque l’on sait l’essor des ventes en ligne de Beauté, ou des sites qui rivalisent d’ingéniosité en proposant des Beauty box, succès dans le monde entier…
Et demain ? des beauty box personnalisables aux mascaras connectés, en passant par les nouveaux packs nomades de la « Beauty on the go », les défis sont nombreux pour l’emballage qui se doit d’être constamment en Beauté ..mais l’avenir reste radieux !

Tokyo, Avril 2016 : Quand la beauté voit la vie en rose…

Annoncés au jour près dans toutes les régions du Japon par le « sakura forecast », ils sont enfin arrivés et ont été accueillis avec ravissement. Il s’agit bien sûr des cerisiers en fleur, prétexte de rituels ancestraux mais aussi d’animations en tous genres. Les marques ne sont pas en reste, de Kitkat au Starbuck, en passant par Martini et Chivas. Pour le marché de la Beauté qui reste le no 3 après les US et la Chine l’occasion est trop « belle » !

CDG : un look Printemps

Cela commence à CDG, au terminal 1, avec le « look du Printemps », à la fois skincare et maquillage : teint frais et éclatant, ainsi que regard pétillant, le tout dans un habillage classique de fleurs de cerisier rose et blanc.

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Au Japon, dans les points de vente, le rose se décline sur tous les tons. Cela peut aller de « vieux rose précieux » comme l’édition spéciale body cream « Japanese cherry blossom » de Body shop ou la collection entière de toiletries « Cherry Blossom festival » de la marque Laline, jusqu’au rose plus vif du « medicated sekisai » de Kosé, où les fleurs de cerisier cohabitent avec le bleu très technique de cette marque de soins populaire.

Les roses deviennent plus pastels quand ils sont joués pour le maquillage (palette de Nocturnal pour les yeux Pola) ou déclinés dans toutes les tonalités en harmonie avec brun et bleu pour le thème global Sakuraism de la marque Three. « Natural, honest et creativ » , la marque du groupe Albion fait logiquement la place belle au Sakuraism dans son flagship d’Aoyama, par un spectaculaire bouquet à l’entrée. Les produits de maquillage sont décorés d’un imprimé de fleurs en semi tandis qu’un vrai décor est joué sur les produits d’hygiène. Le concept est décliné jusque dans les moindres détails, proposant même dans la boutique le menu spécial sakuras au bar ( fait de salade detox « sakuraameshi » ). Une grande campagne presse, affichage, ainsi que le merchandising des grands magasins relaient avec force le concept.

Sakuraism : Un concept de beauté global

Même si le marché du parfum n’est pas très développé au Japon, il inspire néanmoins quelques séries limitées pour fêter les sakuras ou plus généralement l’arrivée du Printemps. En illustration, deux fragrances « Ever bloom » de Shiseido et « Blossom » de Clean, dont les tonalités de roses se font reflets subtils de verrerie pour l’un, ou s’orne de fleurs en décor au fil pour l’autre.

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Mais le rose c’est aussi un état d’esprit comme le souligne Lancôme en signant le spectaculaire « Pink state of mind » annoncé en presse, affichage et lançé dans le très chic quartier « Midtown » d’Omotesando. La maison met en scène par une découverte sensorielle ses succès iconiques en Asie, au milieu d’un jardin à la française. Onpeut tout autant y déguster un verre au juicy shaker bar que faire un selfie devant le mural rose, puis repartir avec my little happy box illustrée à la française – et cette fois c’est la tour Eiffel qui est jouée en rose sur les petites trousses !

Tapis rose pour Lancôme : pink state of mind

Nous pourrions élargir le sujet aussi sur la Corée et la Chine…Car l’afflux nouveau, surtout cette année, de touristes chinois venus en masse découvrir les sakuras, fait de Tokyo la ville phare en la matière, où la beauté mondiale voit la vie en rose.